
Sentier botanique du musée géologique de Fossilea. Partie 1/3
Les plantes rencontrées sont classées par ordre alphabétique (noms latins) pour permettre aux visiteurs qui utilisent le mode recherche (en bas de chaque article) de trouver plus rapidement la plante recherchée dans la liste de chaque article.
Dans un bosquet d’érables (famille des Sapindacées / Acéracées), nous trouvons :

Acer campestre et Acer monspessulanum ont une taille modeste, des feuilles petites, luisantes chez monspessulanum chez qui les lobes sont plus arrondis. Les disamares sont à ailes horizontales chez le premier et au contraire sont souvent chevauchantes chez le second. (Photos).
L’Acer campestre ou érable champètre est un arbre forestier plutôt que champêtre. Ses fleurs verdâtres apparaissant avant les feuilles. Les rameaux des jeunes érables champêtres présentent une écorce liégeuse très particulière côtelée, isolante, cannelée et apte à faire des perchoirs pour les gallinacées pondeuses d’où le nom populaire de bois de poules. Voir : Erables rencontrés au cours de nos sorties
L’Acer monspessulanum ou Érable de Montpellier est une espèce caduque originaire du pourtour méditerranéen, mais lorsqu’il pousse dans la zone de contact avec l’érable champêtre, plus nordique, les deux espèces s’hybrident très facilement.
Monoïque, on trouve des fleurs mâles et des fleurs femelles distinctes, portées par le même sujet.

Acer opalus et Acer pseudoplatanus sont de taille plus importante que les 2 précédents.
Acer pseudoplatanus, l’Erable sycomore (avec d’autres érables) est incriminé dans une maladie des cheveaux appelée myopathie atypique des équidés ou myoglobinurie atypique des chevaux au pré. Le taux de mortalité est généralement élevé et les chevaux meurent en 72h. Elle tue des dizaines de chevaux chaque année, rien qu’en France ! Elle est due à une toxine présente dans les samares et les plantutes de certains érables.

Quels sont les érables concernés ?

Acer opalus, l’érable à feuilles d’obier était également présent sur le site. Ses feuilles ont un contour beaucoup plus arrondi.
Sa floraison qui a lieu avant les feuilles est remarquable : tout l’arbre devient jaune avec ses longs filets pendants terminés par les anthères.
Nous avons trouvé 3 grémils (Boraginaceae):


Aegonychon purpurocaeruleum ex Lithospermum purpurocaeruleum L., ou Buglossoides purpurocaeruleum, le Grémil pourpre bleu.
Le nom de genre Lithospermum (graine de pierre) provient du fait que les graines sont blanches, brillantes, et très dures. Pour ma part je préfère le conserver.
Sa souche émet de longues tiges stériles rampantes et les tiges fertiles sont dressées. Les feuilles sont nombreuses et aiguës. Leur nervure médiane est bien visible et saillante au dessous.
Anchusa azurea, Buglosse azurée
Ses feuilles sont à pilosité rude et ses fleurs, d’un bleu très vif, mesurent de 15 à 25 mm de large. La plante développe une tige dressée, ramifiée, couverte de poils rêches caractéristiques de la famille des Boraginaceae.
Originalité : ses fleurs sont dotées d’une couronne blanche ou rose au centre. Autres espèces du genre Buglosses
Lithospermum officinale, Grémil officinal ou Herbe aux perles :

Cette photo montre l’origine du genre lithospermum : les graines ressemblent à des perles de pierre.
Le Grémil officinal, la plante aux « graines de pierre » s’inscrit parfaitement dans la théorie des signatures. Ses graines, dures comme des perles, évoquent les calculs rénaux, ce qui en fait une plante réputée pour ses propriétés dissolvantes des calculs biliaires et urinaires.
Néanmoins, c’est probablement en contraceptif que le grémil est le plus populaire. Cette plante aurait des propriétés contraceptives. La macération aqueuse des racines rendrait les femmes stériles plus ou moins longtemps, suivant la dose et la durée, par inhibition des gonadostimulines hypophysaires.
Autres espèces du genre Grémil.

Flore Alpes : Ancolie à éperons non recourbés en crochets, tout au plus courbés. Cette Ranunculaceae est rare et endémique des Pyrénées.

L’aristoloche à feuilles rondes est une Aristolochiaceae.
Ses feuilles rondes permettent de la différencier de A.pistolochia dont les feuilles sont triangulaires et dentées.
Ses feuilles sessiles permettent d’éviter la confusion avec A.pallida dont les feuilles possèdent un pétiole aussi long que le pédoncule floral. Leurs fleurs sont caractéristiques : jaunâtres, tubulaires, et recouvertes par une languette brune, à peu près aussi longues que le tube, formée par le périanthe.
Étymologie :
• Aristolochia vient du grec “áristos” qui signifie “meilleur” et “lokheia” qui signifie “accouchement”, car cette plante favorisait les accouchements par son action stimulante sur l’utérus.
• Rotunda signifie “rond” en latin, en référence à la forme de ses feuilles.

Asplenium adiantum nigrum, la Doradille noire. Aspleniaceae.
Cet asplenium se reconnaît à ses frondes luisantes et 2 à 3 fois pennatiséquées.
Étymologie :
Asplenium : du grec asplenon : en référence à l’ancienne utilisation de ces fougères pour soigner les problèmes de rate et de foie.
Adiantum : du grec « a » privatif; « diaïnein » signifiant mouillé, allusion à la capacité des frondes qui laisseraient couler l’eau sans être mouillées.
Nigrum : du latin qui signifie noir, en référence à la couleur du pétiole.
Ici encore jeune, son pétiole n’a pas pris cette couleur.
Attention ! La doradille noire a pour origine un croisement entre deux espèces d’Aspléniums et peut s’hybrider avec d’autres Aspléniums.
Asplenium scolopendrium, Langue de cerf, Herbe à rate ou Herbe hépatique.
Cette fougère qui pousse en touffes aux frondes entière, échancrées en cœur à la base ne peut être confondue avec aucune autre.
Les frondes mesurent de 30 à 60 cm et persistent toute l’année. Elles sont entières, de forme allongée en ruban (d’où le nom de langue de cerf). Les sores se situent sur la face inférieure du limbe : ils sont de grande taille, linéaires, parallèles entre eux et disposés de façon oblique par rapport au rachis (cette disposition a valu le nom de scolopendre à cette fougère car rappelant un genre de mille-pattes).
N.B. : Quasi menacée en Rhône-Alpes !

Fin de la première partie.
