Actualités
Voyage au Maroc, J5 (26 nov. 25)

Voyage au Maroc, J5 (26 nov. 25)

Nous quittons notre gîte pour les sources des cascades d’Ouzoud.

Cet endroit correspond à une des rivières alimentant les cascades d’Ouzoud. La végétation qui entoure les sources ainsi que les eaux douces constituent un écosystème local favorisant une grande diversité d’espèces animales et végétales. Les sources sont utilisées pour l’irrigation des terres environnantes et le fonctionnement des moulins à eau traditionnels.

Nous arrivons dans la ville d’Ouzoud.

Anredera cordifolia, (syn. Boussingaultia cordifolia), Boussingaultie (en l’honneur de Jean-Baptiste Boussingault*) ou Liane de Madère, originaire d’Amérique du Sud.
Liane rhizomateuse luxuriante grimpante appartenant à la famille des basellacées, rattachée récemment aux chénopodiacées. Elle produit de l’été à l’automne des grappes de 30cm de long, légères, garnies de petites fleurs de porcelaine blanches au parfum d’amande, l’épais feuillage est persistant et luisant. Sur de fines tiges charnues et rougeâtres se développe un feuillage persistant, vert foncé, très luisant. Ses feuilles de 3 à 7 cm en forme de cœur (d’où son nom d’espèce), sont souvent repliées avec  bords ondulés.
En zone tropicale, ses tiges volubiles peuvent grimper jusqu’à 40 m dans la canopée des arbres, elle étouffe les arbres et autres végétaux sur lesquels elle pousse et peut facilement briser des branches et faire tomber des arbres entiers à elle seule. Ce n’est pas le cas en France du fait du climat qui lui est peu favorable et où elle se concentre sur le pourtour méditerranéen.
Bien que cette plante possède des fleurs mâles et des fleurs femelles, elle ne produit que rarement des graines. Elle se reproduit très activement par reproduction asexuée, à l’aide de bulbilles qui se développent à l’aisselle des feuilles, en forme de verrues qui alourdissent la tige au point de la rendre capable de briser les branches des arbres qu’elle colonise dans son milieu naturel.
Cette liane est très appréciée en cuisine : ses feuilles peuvent être cuites comme les épinards en les faisant frire avec de l’huile d’olive ou de sésame et de l’ail, et peuvent être utilisées dans les soupes. Les tubercules souterrains de la taille d’un petit ballon, sont comestibles et consommés cuits comme des pommes de terre, d’ou son autre nom vernaculaire : liane de pomme de terre.
Cette plante contient de la saponine (savon naturel), elle est couramment utilisée en Asie dans le bain, pour laver les bébés, adoucir la peau ou revigorer les cheveux tristes.

* 1801-1887, chimiste, botaniste et agronome français, célèbre par les découvertes sur l’absorbtion de l’azote sur les plantes, père de l’économie rurale et créateur de l’agronomie.

Podranea ricasoliana, Bignone rose, Bignoniacée.

Arbuste grimpant offrant de la fin de l’été jusqu’aux portes de l’hiver de grandes fleurs parfumées rose pâle, striées de  pourpre à la gorge, elles s’épanouissent à l’extrémité des pousses de l’année, regroupées en grappes ramifiées. Elles ont la forme de trompettes largement évasées, longues et larges de 6 à 8 cm., originaire d’Afrique du Sud et du Zimbabwe (introduit au Maroc) :

Parfois appelée liane orchidée, son tronc est celui d’un grand arbuste  grimpant à feuillage persistant (dans son milieu naturel, mais caduc sous nos latitudes), aux tiges ligneuses et volubiles, dépourvues de vrilles, pouvant atteindre 5 m de hauteur.
Son feuillage est composé de feuilles à 11 folioles d’un vert assez clair, finement dentées en bordure :

Les fruits sont des capsules cylindriques pouvant atteindre 40 cm de long qui s’ouvrent comme des bivalves à maturité, libérant de nombreuses graines ailées.

Nous empruntons un sentier qui contourne le haut les cascades par la doite :
4e rencontre avec les macaques de Barbarie (Macaca sylvanus), également appelé magot ou macaque berbère.

Adulte seul (à gauche) ou en couple (à droite).
Sur la photo de droite, on distingue un mâle et sa femelle à sa gauche (son postérieur est gonflé)
Il se place entre nous et elle…
Un adulte qui regarde l’heure et un jeune qui le tient à l’oeil.
La saison des accouplements a lieu principalement en novembre.
Lorsque la femelle est en chaleur, elle incite le mâle à l’accouplement cette femelle présentait fréquemment son postérieur au mâle (photo).
La croupe de la femelle gonfle autour de la zone périnéale pendant cette période de receptivité sexuelle.

Il est le seul mavcaque vivant sur le continent africain, à l’état sauvage dans les forêts méditerranéennes ou montagnardes du Maroc et de l’Algérie, ainsi que sur le rocher de Gibraltar, où il a été introduit il y a plusieurs siècles. Le macaque berbère était autrefois répandu sur toute l’Afrique du nord et peut-être une partie de l’Europe méridionale, mais voit sa population aujourd’hui réduite sur quelques zones montagneuses isolées du Maghreb. Il reste de 10 000 à 12 000 singes magots au Maroc. 
Le magot se nourrit de glands, d’écorces, de cônes, d’aiguilles de cèdre, de champignons, de bulbes et de proies animales incluant surtout des insectes, d’autres invertébrés (scorpions) et des amphibiens.
Le régime alimentaire évolue tout au long de l’année en fonction de la disponibilité alimentaire.

N.B. :  On distingue le macaque rhésus Macaca mulatta et le macaque japonais Macaca fuscata.

Les fameuses chutes d’Ouzoud.

Hotel dominant les chutes :

En vue rapprochée :

Deux dernières plantes avant de prendre la route pour Marrakech :

Tecocamaria capensis, Bignone, Chèvrefeuille du Cap, Bignoniacée.
N.B. : C’est une bignone et non un chèvrefeuille. 

Tetraclinis articulata, Cyprès de l’Atlas, thuya de Barbarie ou thuya de Berbérie, Cupressacée.

Il est originaire du nord-ouest de l’Afrique, dans les montagnes de l’Atlas du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie. Son bois est utilisé pour la menuiserie décorative, en particulier le bois provenant des loupes à la base du tronc. Au maroc, ce marché a entraîné une déforestation massive de l’espèce.

Coupe en loupe de racine de la région d’Essaouira au Maroc

Arrivée au Royal Plam de Marrakech :

Auteur/autrice

  • Biologiste amateur et photographe amateur, amoureux de la nature, je partage ici mes observations faites au cours de mes promenades.
    Ce blog est dédié à tous les naturalistes qui oeuvrent au quotidien
    pour l'étude et la préservation de la nature qui nous entoure.
    Comme le site insectes.org, jai l'intime conviction que les connaissances, qu'elles soient le fait d'amateurs ou de scientifiques de renom, doivent être mises à la disposition de chacun, pour former une bourse du savoir gratuite et sans prétention. Je compte sur l'indulgence bienveillante du lecteur à l'égard des fautes dont cet article est, comme les bonnes viandes, persillé. Merci de ne pas hésiter à me les signaler dans vos commentaires.

    Voir toutes les publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.