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Balade au Châlet Paccaly, Partie 1/4.

Balade au Châlet Paccaly, Partie 1/4.

Avec Catherine, Gilles et Edith, les Confins, La Cluzaz.

Liste des 44 plantes déterminées :

Aconitum lycoctonum, Alchemillia saxatilis, Astrantia major, Betonica hirsuta, Blitum bonus-henricus, Calluna vulgaris, Campanula cochlearifolia, Carlina acaulis, Centaurea montana, Centaurea scabiosa, Cirsium arvensis, Cirsium oleraceum, Cirsium vulgare, Clinopodium vulgare, Daphne mezereum, Erinus alpinus, Euphrasia officinalis, Galeopsis tetrahit, Gentiana lutea, Geranium sylvaticum, Globularia nudicaulis, Lilium martagon, Lonicera alpigena, Lophiolepis eriophora, Lotus corniculatus, Malva alcea, Mentha longifolia, Melampyrum sylvaticum, Ononis spinoza, Petasites paradoxus, Rhamnus alpina, Rinanthus electrolophus, Rubus saxatilis, Sambucus racemosa, Saxifraga paniculata, Senecio ovatus, Sonchus oleraceus, Sorbus ocuparia, Tanacetum vulgare,Thymus pulegiodes, Tragopogon pratensis, Valeriana officinalis, Verbascom nigrum, Vicia cracca.

1-Aconitum lycoctonum, une Renonculacée :

L’Aconit tue-loup subsp. vulparia, sous espèce de l’Aconitum lycoctonum. (Vulpes désigne le genre Renard).
Son nom d’espèce vient du fait qu’on l’a utilisée depuis l’Antiquité pour empoisonner les flèches ou pour éliminer les animaux sauvages dont on voulait se protéger (chacals, tigres, renards, loups) en mêlant de la racine d’aconit à de la viande avariée, en imprégnant des viandes de leur suc, en éventrant des proies mortes et en les fourrant avec cet Aconit.
Plante très toxique à manipuler avec des gants, sinon, se laver les mains après.

Générosité de la nature : Les fleurs sont regroupées en grappes terminales ou latérales, présentant une forme caractéristique de casque qui a inspiré le nom scientifique Aconitum. Les feuilles sont composées, palmées et finement découpées, ce qui leur confère une apparence délicate malgré la robustesse de la plante. L’aconit tue-loup développe un rhizome épais et charnu, qui lui permet de survivre aux hivers rigoureux et de se régénérer chaque année. Ce système racinaire contient les principaux alcaloïdes responsables de la toxicité de la plante. La plante produit également de petites repousses latérales à partir du rhizome, favorisant la formation de colonies dans son habitat naturel.

N.B. : A ne pas confondre avec l’Aconit de Naples qui a des inflorescences plus fournies, l’Aconit napel qui a des feuilles beaucoup plus découpées et des fleurs violettes, ou l’Aconit paniculé.

Photo 2, ce n’est pas le Bourdon des aconits, mais plutôt le Bourdon hirsute.
On observe que la pluspart des fleurs on été découpées par des insectes qui ne peuvent pas accéder aux nectaires autrement.

Alchemilla saxatilis (ou Alchemilla alpina), Astrantia major et Knautia sp.

2- L’Alchémille des rochers, une Rosacée.

3- La Grande astrance, une Apiacée.

4- Betonica hirsuta = Stachys pradica, une Lamiacée.

L’Epiaire du Monte Prada ou Bétoine hérissée est une espèce montagnarde des prairies et pâturages.
Une confusion est possible avec Betonica officinalis dont la tige est plus ou moins velue mais non hérissée de longs poils jaunes (Photo 2 en bas) et dont la lèvre supérieure de la corolle dépasse plus longuement les étamines (non visible ici)

5- Blitum bonus-henricus (anciennement Chenopodium bonus-henricus)

Chénopode Bon-Henri, Pourquoi ce nom ? Son nom vient du roi Henri IV qui aurait découvert son importance sur le plan culinaire et qui avait créé des jardins de plantes comestibles dans le but d’aider son peuple. Appelé également Epinard sauvage car les feuilles et les inforescences sont consommées cuites. Il est cousin avec le Chenopode blanc.
Le nom de genre vient du grec « khên » : oie, et « pous » : pied (patte d’oie) en raison de la forme de ses feuilles (Photo 2).
Rencontré dans des espaces pâturés et autour des fermes où sont déposées les déjections azotées des ruminants.
FloreAlpes : Il est facile à reconnaître grâce à ses grandes feuilles triangulaires dont le dessous est couvert de minuscules billes blanches roulant sous les doigts :

Illustration par Jessica Joachim.

Calluna vulgaris et Campanula cochlearifolia

6- Calluna vulgaris, la fausse bruyère forme un tapis de tiges tortueuses et traînantes qui s’empourprent magnifiquement en été. Ses branches souples et vigoureuses servaient autrefois de combustible, de chaume pour les toitures, pour la confection de paniers, de matelas et de balais. Les fleurs de Callune étaient utilisées en teinture par les Ecossais pour donner le jaune caractéristique des tartans, étoffes de laine traditionnelles à grands carreaux (Kilts).
La callune a également un intérêt apicole : son nectar et son pollen sont très appréciés des abeilles en fin de saison et au début de l’hiver. Son miel brun entre dans la fabrication du pain d’épices.

Le nom « Calluna » vient du grec ancien καλλύνω / kallúnō, qui signifie « nettoyer, balayer », allusion à leurs tiges ligneuses dures et solides autrefois utilisées pour fabriquer des balais rudimentaires (comme chez Erica scoparia, la « Bruyère à balais ».

7- La Campanule fluette se reconnaît à ses feuilles basales légèrement cordiformes et dentées, les feuilles caulinaires sont lancéolées (Photo 2). Elle affectionne les éboulis et comme ici les fissures de rochers.

Carlina acaulis, une Astéracée bisanuelle très nectarifère.

8- Il existe 2 sous espèces : Carlina acaulis L. subsp. acaulis et Carlina acaulis L. subsp. caulescens. A vous de deviner laquelle nous avons rencontrée sur sol calcaire.  Le qualificatif « acaule » signifie que la plante ne possède pas de tige.

FloreAlpes : Contrairement à ce que son nom indique, cette 2e sous-espèce de carline possède une tige (photo 3) généralement bien développée et souvent ramifiée portant parfois plusieurs capitules, d’un beau blanc argenté. Ses feuilles très épineuses (!) sont disposées en rosette. Cette plante se rencontre dans les prairies sèches et rocailleuses.
Comme chez la Carline à feuilles d’acanthe, le capitule se referme lorsque le temps est humide ou pluvieux.
Traditionnellement, elle se conservait longtemps, séchée, pour orner les façades et portes des maisons de montagne.
La Carline doit son nom à Carolus, soit Charles.

Ses bractée internes — qui ressemblent à une couronne solaire de pétales blancs (photo 2) — se referment immédiatement au contact de l’eau. Cette mécanique permet de protéger des intempéries les précieux fleurons (tous tubulés) formant le disque central marron sur la photo 2. Elle peut faire office de baromètre naturel. Pour les plus curieux, l’expérience peut se pratiquer à l’aide d’un brumisateur.
Les capitules floraux, de grande taille, sont formés de bractées externes vertes et piquantes entourant des bractées internes (couronne blanche) et de fleurs (fleurons tubulés) formant le disque central marron.

Comparer avec la carline commune + IAO + NDT (Carlina vulgaris )

    Centaurea montana et Scabiosa (Astéracées)

    9- La Centaurée des montagnes mesure généralement 40 à 60 cm avec une envergure similaire, formant une touffe étalée et compacte. Ses feuilles sont lancéolées, grises-vertes et légèrement pubescentes, disposées alternativement sur des tiges dressées. Ses fleurs d’un bleu éclatant possédent un pollen de haute valeur calorique qui contient une quantité relativement importante d’amidon et de graisses. Les insectes prédominants sur ses fleurs sont les bourdons (77,7 % des insectes observés). On y trouve aussi, du plus au moins abondant, des abeilles communes, des abeilles solitaires, des diptères, des lépidoptères et des guêpes.
    La présence d’une quantité importante de bourdon par rapport aux autres types d’insectes est due à la longueur du tube corollaire. Celui-ci fait, en général, 7,2 mm ce qui est un désavantage pour les abeilles communes car elles ont une langue de 6,6 mm de long en moyenne, alors que les bourdons en possèdent une d’environ 7,8 mm.

    10- Chez la Centaurée scabieuse, les bractées de l’involucre possèdent un appendice décurrent (non dissociable). Chaque appendice possède de nombreux cils sur ses bordures de couleur noire. Ses feuilles sont grandes, profondément découpées.
    Voir comparaison Flore Alpes entre la Centaurée scabieuse et la Centaurée alpestre.

    Tanacetum vulgare

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    • Biologiste amateur et photographe amateur, amoureux de la nature, je partage ici mes observations faites au cours de mes promenades.
      Ce blog est dédié à tous les naturalistes qui oeuvrent au quotidien pour l'étude et la préservation de la nature qui nous entoure.
      Comme le site insectes.org, jai l'intime conviction que les connaissances, qu'elles soient le fait d'amateurs ou de scientifiques de renom, doivent être mises à la disposition de chacun, pour former une bourse du savoir gratuite et sans prétention. Je compte sur l'indulgence bienveillante du lecteur à l'égard des fautes dont cet article est, comme les bonnes viandes, persillé. Merci de ne pas hésiter à me les signaler dans vos commentaires.

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