Balade dans PAU

Brouillon …

Galega officinalis

FloreAlpes : Cette grande fabacée pourrait passer pour une vesce (Vicia craca par exemple, voir IAO) mais s’en distingue par des feuilles possédant une foliole terminale (et non une vrille). Elle peut atteindre 2 mètres de hauteur et se rencontre principalement dans les fossés et autres lieux humides (ici au bord du Pau -photo 1-, en aval du parc Aquasport des eaux vives).

Le galega est une plante médicinale d’exception qui a traversé les siècles en raison de ses propriétés remarquables.
Il est originaire du Moyen-Orient, mais il pousse aujourd’hui partout en Europe et en Asie. 

Il était autrefois utilisé afin d’augmenter la production de lait des animaux domestiques, ce qui est à l’origine de son nom scientifique : gale, « lait » et ega « entraîner, provoquer », c’est-à-dire « donneur de lait ». Au Moyen Âge, notamment en Italie et en Espagne, cette plante était largement utilisée par les sages-femmes et les herboristes pour stimuler la production de lait chez les nourrices. Depuis le Moyen Âge, le galéga officinal est utilisé pour traiter le diabète car la guanidine qu’il contient fait baisser les niveaux de sucre dans le sang. L’espèce a également été utilisée pour la pêche : les tiges écrasées sont jetées à l’eau et les poissons rendus inconscients par le poison sont ramassés à la surface.
L’effet galactogène du galéga aujourd’hui et son effet hypoglycémiant sur la gestion du diabète type 2.

Contrairement à ce que pourrait suggérer son appellation « rue des chèvres », il s’avère hautement toxique pour le bétail, en particulier pour les ruminants (bovins, moutons, chèvres, chevaux). Ses racines le sont à tout moment de l’année, quand ses parties aériennes ne le deviennent qu’à la floraison. Sa consommation à ces stades de développement, même si les fleurs ou les gousses ne sont pas ingérées, est foudroyante, en particulier pour les petits ruminants : 2 élevages ovins en vallée d’Ossau ont ainsi été touchés à l’automne dernier, avec perte de plus d’une trentaine de brebis pour le plus impacté.
N.B. : l’humain tolère mieux ses alcaloïdes toxiques que les animaux domestiques.

Au CNITV (centre national d’informations toxicologiques vétérinaires, basé à LYON), le galéga est la 4ème cause d’appel de toxicologie végétale pour les ovins. Des cas d’intoxication sur chevaux et vaches sont aussi régulièrement rapportés.
L’empoisonnement survient généralement au pâturage en période de sécheresse car le galéga reste vert alors que les graminées ont passé depuis longtemps et rares sont les plantes qui osent se relever et reprendre un nouveau cycle. (Voir NDT).
En effet, ses racines profondes permettent à la plante d’accéder à des éléments nutritifs et de l’eau dans le sol de manière efficace.
Source : Chambre d’Agriculture des Pyrénées-Atlantiques octobre 2017.

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  • Biologiste amateur et photographe amateur, amoureux de la nature, je partage ici mes observations faites au cours de mes promenades.
    Ce blog est dédié à tous les naturalistes qui oeuvrent au quotidien pour l'étude et la préservation de la nature qui nous entoure.
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