Quelques silènes de notre région.

Le nom de genre Silene est certainement lié au personnage de Silène, père adoptif et précepteur de Dionysos, toujours représenté avec un ventre enflé semblable aux calices de nombreuses espèces, par exemple S. vulgaris (le Silène enflé).
Ce sont des  Caryophyllacées herbacées annuelles ou vivaces comprenant plus de 850 espèces dont 41 en France (plus des sous-espèces).


Silene baccifera (L.) Roth – Coulichon
Silene coronaria (L.) Clairv. – Coquelourde des jardins
Silene dioica (L.) Clairv. – Compagnon rouge
Silene flos-cuculi (L.) Clairv. – (syn.: Lychnis flos-cuculi) – Lychnis fleur de coucou
Silene gallica L. – Silène de France.
Silene italica (L.) Pers.
Silene latifolia Poir., 1789 – Compagnon blanc
Silene nutans L. – Silène penché
silene rupestris devenu Atocion rupestre 
Silene vulgaris (Moench) Garcke – Silène enflé

Silene dioïca
Silene latifolia, fleur femelle
Silene italica (tiges collantes vers le haut)
Silene baccifera
Silene rupestris (©) Barbara Studer 
Silene flos cuculi
Silene coronaria, Coquelourde
Silene nutans
Silene vulgaris


On ne peut parler des Silènes sans évoquer le fait que plus d’une centaine d’espèces de rouilles du genre Microbotyum, responsables de la rouille des anthères (improprement appelée « charbon » des fleurs !), sont des champignons pathogènes chez les silènes vivaces. Nous avons recontré nombre de fois des caryophyllacées parasitées par le genre Microbotyum.

A lire : Les Silènes : des plantes modèles par Zoom nature, vous y trouverez :
-Évolution des systèmes sexuels
-La pression des pollinisateurs
-Des fleurs servant de crèches ! 

Fleur femelle « rouillée » de compagnon blanc : ovaire réduit et développement d’étamines infectées et Oeillet des Chartreux

Tela botanica : Cette maladie se caractérise par la stérilisation ( une véritable castration) de la plante par le champignon par la production de spores violets-noirs à texture poudreuse au niveau des anthères. Ces spores sont ensuite dispersées entre populations via les insectes pollinisateurs (d’où le terme de maladie sexuellement transmissible).

Voici une image comparative de la fleur de Dianthus sylvestris aux étamines saines et aux étamines fortement infectées par ce champignon sexuellement transmissible, le charbon des anthères des oeillets.(appelé Microbotryum dianthorum ou Microbotryum violaceum).
N.B. : Faites glisser la barre verticale de droite à gauche pour la comparaison.

Ce champignon pirate s’approprie les étamines de son hôte pour assurer sa propre reproduction.
Les pollinisateurs ne s’envoleront plus couverts de pollen, mais de spores de ce champignon.

Auteur/autrice

  • Biologiste amateur et photographe amateur, amoureux de la nature, je partage ici mes observations faites au cours de mes promenades.
    Ce blog est dédié à tous les naturalistes qui oeuvrent au quotidien pour l'étude et la préservation de la nature qui nous entoure.
    Comme le site insectes.org, jai l'intime conviction que les connaissances, qu'elles soient le fait d'amateurs ou de scientifiques de renom, doivent être mises à la disposition de chacun, pour former une bourse du savoir gratuite et sans prétention. Je compte sur l'indulgence bienveillante du lecteur à l'égard des fautes dont cet article est, comme les bonnes viandes, persillé. Merci de ne pas hésiter à me les signaler dans vos commentaires.

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