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Balade à la dent du chat dans le massif du Jura, 18 août 26.

Balade à la dent du chat dans le massif du Jura, 18 août 26.

Vue de la dent du Chat (1 390 mètres d’altitude), depuis le Molard Noir (1.452 m), d’ici, on surplombe le lac du Bourget, plus grand lac naturel de France, d’origine glaciaire, qui s’est formé il y a 19.000 ans suite au retrait des glaciers alpins. Avec ses 18 km de long et ses 44km2, il contient 3,6 milliards de m3 d’eau soit la consommation d’eau douce annuelle en France .

Observations classées par ordre alphabétique en noms latins :

1- Achillea roseo-alba = Achillea millefolium subsp. roseo-alba, l’Achillée rose pâle.
Compararaison avec l’Achillée millefeuille par FloreAlpes.

2- Allium lusitanicum, l’Ail des montagnes ou Ciboule vivace, est une Amaryllidacée.
Cet ail se rencontre dans les montagnes, ici sur une pelouse sèche au Molard Noir (1 452 m). Les étamines de ses fleurs sont plus longues que les tépales.
L’Ail des collines est originaire des régions méditerranéennes et d’Europe du Sud, particulièrement du Portugal et d’Espagne. Elle atteint généralement 20 à 40 cm de hauteur. Elle produit un feuillage caduc (photo 2) fin et linéaire, typique du genre, dégageant l’odeur caractéristique des aulx. Son bulbe souterrain, petit et aplati, lui permet de survivre aux conditions difficiles. Les tiges florales nues et lisses supportent des inflorescences en ombelle sphérique, composées de nombreuses petites fleurs délicates. Cette plante s’adapte bien aux terrains arides et rocailleux des collines méditerranéennes, où elle colonise les pentes ensoleillées et bien drainées.

3- Aria edulis, l’Alisier blanc, Sorbier des Alpes (anciennement Sorbus aria). Rosacée.
Arbre de 3 à 20 m de hauteur qui donne des corymbes de fleurs blanches devenant des fruits (alises) d’un rouge orangé (photo 1).
Ses feuilles sont vertes, glabres et ridées en dessus, très blanches-tomenteuses en dessous.
N.B. : Chez le sorbier de Mougeot (Sorbus mougeotii), les feuilles sont doublement dentées.

4- Fagus sylvatica, le hêtre commun, Fagacée (900 espèces dont chênes et châtaigners) essaence forestière abondante dans cette forêts mixte avec l’Épicéa commun.
N.B. : Les petites galles pointues assez communes sur les feuilles de hêtre sont causées par la piqûre d’un moucheron Mikiola fagi (elles servent de chambre et de réservoir de nourriture pour sa larve). La galle est petite (de 5 à 10 mm), dure et prend d’abord une forme de pépin d’orange (larves mâles) ou de petit citron (photo). Les faînes du hêtre : un fruit forestier aux multiples usages.
Le hêtre et le charme ont des feuilles très semblables. Il existe un moyen mnémotechnique pour les différencier lorsqu’il n’y a pas de fruits : « Le charme d’Adam (à dents), c’est d’être (hêtre) à poils ».

5- Knautia dipsacifolia= K. maxima (atteignant parfois 150 m), la Knautie à feuilles de Cardère, Caprifoliaceae (†Dipsacaceae) est assez répandue, trouvée ici dans une clairière en lisière de forêt. Elle est principalement caractérisée par ses feuilles très velues, opposées et terminées en pointe. Les inférieures sont longuement pétiolées à ailes se terminant sur le pétiole. Les supérieures sont sessiles.
Le nom d’espèce dipsacifolia fait référence à ses feuilles, qui ressemblent à celles de la cardère (Dipsacus fullonum). Les tiges sont robustes et recouvertes de poils fins et rigides (photo 3).
Pour aller + loin : Knautia dipsacifolia est souvent confondue avec Knautia arvernensis. La première a des tiges surgissant au milieu de la rosette (plante sympodique) souvent disparue à floraison donc semblant sortir du sol tandis que chez la seconde les tiges partent de côté sous la rosette (plante monopodique).
Enfin les tiges (au moins dans leur partie inférieure) et les feuilles de Knautia dipsacifolia sont velues et les feuilles sont assez souples (différence avec Knautia lebrunii endémique des Pyrénées orientales)..
Critères de différenciation entre Knauties et Scabieuses :
Les lobes de la fleur : la knautie possède des fleurs extérieures à 4 lobes, tandis que la scabieuse présente des fleurs à 5 lobes.
Les bractées (feuilles sous l’inflorescence) : La knautie a plusieurs rangées de petites feuilles vertes (bractées) sous la tête florale, alors que la scabieuse n’en a qu’une seule rangée.
Le réceptacle : Chez la knautie, le réceptacle floral possède deux rangs de pièces florales (moyen mnémotechnique « K2R »), et son involucelle est très velu.
Le calice : 8 dents pour la knautie, 5 pour la scabieuse.

6- Lonicera alpigena, le camérisier des Alpes ou chèvrefeuille des Alpes, arbrisseau dressé d’1 à 2m de haut. Très abondant ici.
Flore Alpes : Ilpossède des fleurs rosâtres aux belles étamines rouges, plus foncées que celles du camérisier noir. Ses feuilles sont assez grandes, oblongues, terminées en pointe et assez velues, surtout sur la face inférieure. Les fleurs sont disposées par deux sur un ovaire double très visible qui donnera un fruit à deux noyaux. Cette plante se rencontre dans les bois, surtout les hêtraies.
 Il se caractérise surtout par ses fleurs tubulaires très distinctives : deux petites fleurs rose à rouge soudées à leur base, formant une structure bilobée caractéristique du genre Lonicera. Ces fleurs sont suivies de baies rouges pouvant fusionner à maturité.

Au milieu de la ballade, observation des lacs de St Jean-de-Chevelu vus la veille.

7- Rhamnus alpina subsp.  alpina, le Nerprun des Alpes. C’est un arbuste qui peut atteindre 3 à 4 m de haut. Ses feuilles sont grandes, alternes, aux nervures saillantes en dessous (photo 1). Le terme de « nerprun » dérive du latin populaire niger prunus (« prunier noir »). Comme la Bourdaine (Frangula alnus), c’est une plante médicinale utilisée contre la constipation tout comme le Nerprun purgatif(Rhamnus cathartica) (Rhamnacées).
A ne pas confondre avec le Nerprun trompeur (Rhamnus alpina subsp.  fallax)

8- Ribes alpinum , le Groseillier des Alpes est un arbuste de la famille des Grossulariacées pouvant atteindre 2 à 3 m de haut.
Son port est compact et buissonnant. Ses feuilles sont petites, lobées et finement découpées, d’un vert clair. La plante se distingue par ses fleurs discrètes, regroupées en grappes, qui apparaissent en avril et mai avant l’apparition des feuilles. Ses fruits sont des petites groseilles rouges puis pourpres à maturité, de saveur acidulée. Ses fruits constituent une source alimentaire précieuse pour les oiseaux et petits mammifères en été et automne, participant à la dispersion de ses graines. Cette espèce s’est naturellement adaptée aux pentes rocheuses et aux milieux montagnards où elle colonise les zones perturbées.

9- Senecio ovatus, le Séneçon de Fuchs ou Séneçon ovale est une Asteracée. Voir FloreAlpes.

Autres Séneçons : Séneçon jacobée + Seneçon à feuilles de roquette + Séneçon du Cap

10- Viburnum opulus, la Viorne obier. Adoxacée.
Voir : Balade autour du lac de Vallon dans le massif du Chablais, 16 août 26.

Auteur/autrice

  • Biologiste amateur et photographe amateur, amoureux de la nature, je partage ici mes observations faites au cours de mes promenades.
    Ce blog est dédié à tous les naturalistes qui oeuvrent au quotidien pour l'étude et la préservation de la nature qui nous entoure.
    Comme le site insectes.org, jai l'intime conviction que les connaissances, qu'elles soient le fait d'amateurs ou de scientifiques de renom, doivent être mises à la disposition de chacun, pour former une bourse du savoir gratuite et sans prétention. Je compte sur l'indulgence bienveillante du lecteur à l'égard des fautes dont cet article est, comme les bonnes viandes, persillé. Merci de ne pas hésiter à me les signaler dans vos commentaires.

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