
Balade au Plateau de Beauregard, 6 août 26, Partie 1/2.
Le Plateau de Beauregard est situé en Haute-Savoie, dans le massif des Aravis, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il s’étend entre les communes de La Clusaz et Manigod, à une altitude d’environ 1600 mètres.
Liste des observations par ordre alphabétique en noms latins.

1- Acronicta (ou Triaena) psi, la Psi. Cette chenille de 38 mm de long est très facile à déterminer grâce à sa protubérance dorsale conique noire sur le premier segment abdominal. Elle est polyphage sur arbres et arbustes.
L’imago présente sur les ailes antérieures des marques faisant penser à la lettre grecque « psi » : (ψ), d’où on nom.
Bien que les chenilles de A. (ou T.) psi et D de A. (ou T.) tridens (autre papillon de nuit gris) soient très différentes, les imagos sont identiques, il faut examiner les genitalia mâles pour les distinguer.
Angelica sylvestris au bord d’un ruisseau (visible photo 1 en bas à droite)

2- L’Angélique des bois ou Angélique sauvage a une croissance précoce rapide grâce à la mobilisation des réserves de sa racine. À maturité, les plantes produisent un petit nombre de feuilles basales pouvant atteindre 60 cm de long et une tige florifère pouvant mesurer jusqu’à 2 m. Elle se reconnaît à ses grandes ombelles bien bombées blanc rosé portées par des tiges robustes creuses souvent teintées de pourpre. Mellifère et très attractive pour de nombreux insectes, elle est aussi une plante médicinale et comestible.
Si vous craignez confondre l’angélique des bois avec des Apiacées mortelles comme la grande ciguë (Conium maculatum), la ciguë vireuse (Cicuta virosa) ou l’oenanthe aquatique (Oenanthe aquatica) voici ce qu’il vous faut retenir. Les feuilles de ces 3 mortelles sont très découpées et font une dentelle proche du persil ou des fanes de carottes. Les folioles de l’angélique sont bien plus larges. Les plus petites folioles ont au moins 4 cm de longueur et 2 cm de largeur.
Une autre caractéristique de l’angélique sylvestre est que ses pétioles sont très élargis à leur base et forment une gaine entourant la tige. Les feuilles supérieures, sur le haut de la tige renferment dans ces gaines enflées les inflorescences en bouton. On peut observer ces renflements striés également chez la berce commune. Sauf qu’ici ces « oeufs »d’angélique sont parfois encore plus grands et sans poils.
Atocion rupestre (anciennement Silene rupestris), Caryophyllacée.

3- Le Silène des rochers ne ressemble pas aux autres silènes avec ses petites fleurs blanches aux pétales échancrés. Sa tige est grêle avec des feuilles opposées. Confusion possible avec la Gypsophile rampante.
Une cousine : Silène à bouquets, Atocion armeria = Silene armeria. + Wikipedia.
Campanula rhomboïdalis

4- La Campanule rhomboïdale ou Campanule à feuilles en losange pousse dans les prairies, les bois clairs Bois et les pâturages des hautes montagnes. Elle est reconnaissable à ses feuilles ovales dentées (Photo 4 ci-dessous) et à sa tige anguleuse. De plus, les sépales de ses fleurs sont dressés (Photo 1 ci-dessous):

Chamaespilus alpina :

5- Le Sorbier petit néflier (Sorbier nain, ou Alisier nain) est un petit arbuste de 0,5 à 1,5 m de haut a des feuilles ovales, dentées sur les bords et vernissées sur les deux faces. Les fleurs roses sont rassemblées en petits bouquets au sommet des rameaux feuillés. Elles donnent des fruits rouge orangé. Il vit dans les forêts d’altitude ou les landes de rhododendrons. Fleurs roses d’Aria chamaemespilus.
Circium oleraceum, Astéracée.

6- Le Cirse maraîcher, voir Balade au Châlet Paccaly, 5 août 26, Partie 2/4.
Circium palustris :

7- Ce cirse des marais poussait en colonie importants dans une prairie humide. Caractéristiques : ailes épineuses du bas au sommet de la tige, longues feuilles étroites très épineuses, souvent inclinées vers le sol, devenant des lanières au sommet de la tige, Capitules petits, agglomérés en grappes très denses, de couleur violacée, aux bractées noirâtres au sommet et terminées par une pointe très courte.
Clinopodium grandiflorum (= Calamintha grandiflora) et Clinopodium vulgare.

8- FloreAlpes : Ce Calament à grandes fleurs déploie ses grandes fleurs roses dans les sous-bois, surtout dans les hêtraies et les sapinières. Il peut être repéré grâce à son agréable odeur de citron. Ses feuilles ont un bord denté et velu.
Dans les monts d’Aubrac, la plante s’utilise en infusions, d’où son nom de thé d’Aubrac. Il existe également d’autres produits dérivés, tels que liqueurs et sirops.
Epilobium hirsutum, Onagracée.

9- L’ Épilobe à grandes fleurs (ou épilobe hirsute). Photo 1 : Sa tige est hérissée de poils soyeux comme ses pédoncules floraux et ses fruits. Elle formait ici des colonies près des cours d’eau et le long des fossés humides. Avec de longue tiges dressées, à souche longuement stolonifère (photo 2), elle dépasse souvent 1 mètre de haut (photo 3).
Photo 4 : Ses fleurs fuschia veinées de violet, de 2 cm de diamètre, possèdent 4 étamines et un style terminé par un stigmate blanc en croix. Elles s’épanouissent en haut des tiges. Les feuilles sont sessiles, en partie engainantes, ovales-oblongues, dentées et un peu décurrentes.
N.B. : L’ovaire est infère, c’est-à-dire que les pièces florales sont insérées au-dessus de l’ovaire :

Epipactis helleborine

10- L’ épipactis à larges feuilles, Voir : Plateau de Sanchèse (Pyrénées). Partie 1/2. + FloreAlpes
Et pour finir cette première partie, un papillon : Erebia aethiops, le Moiré sylvicole mâle :

La femelle a un profil bien différent.
Observé en bordure de chemin forestier. Il s’est montré très intéressé pour goûter à mon pantalon (photo 1)…
