
Semaine 16 2026, Roche de Solutré, Partie 2/3.
Suite alphabétique des observations :

L’Hellébore fétide était utilisée contre les troubles psychiques, mais cette utilisation est à proscrire en raison de sa toxicité qui peut entraîner la mort. Le lièvre de la fable la conseille à la tortue. Elle est qualifiée de fétide en raison de son odeur repoussante quand on la froisse. Les petites fleurs vertes en clochettes sont penchées par protection contre les intempéries. Les sépales sont souvent bordés de rouge. Les fleurs sont composées de 5 sépales pétalloïdes persistants et de 5 pétales en cornet sécrétant du nectar. L’hellébore fétide fleurit ordinairement deux fois, la première vers 5 ans (entre 4 et 9 ans, parfois déjà la seconde année).
De nouvelles tiges naissant de la souche assurent une seconde floraison l’année suivante, cette seconde floraison étant généralement suivie par la mort de la plante.
Nous observons 4 espèces d’Hélianthèmes :

Les 3 premières ont des stipules et des fleurs de même diamètre. La 2e serait une hybride entre les 2 autres. La dernière est de taille plus petite sans stipules et des fleurs plus petites.

Voir sur ce blog.
Conservation-nature.fr : L’Hélianthème des Apennins est une petite plante vivace de la famille des Cistacées, originaire des régions méditerranéennes et des chaînes montagneuses d’Europe du Sud, notamment les Apennins. Elle forme un buisson compact et étalé, atteignant généralement 20 à 40 cm de hauteur. Son feuillage persistant, fin et linéaire, présente une teinte grisâtre caractéristique. La plante se distingue par ses fleurs blanches délicates, parfois teintées de rose pâle, au cœur jaune pâle qui s’épanouissent d’avril à juillet sur les coteaux ensoleillés. Ses fleurs éphémères s’ouvrent en journée et se ferment en fin d’après-midi.
Wikipédia : Sous-arbrisseau lâche, ramifié à la base, d’une hauteur de 15 à 50 cm. Tige étroite et velue, ligneuse à la base. Feuilles à très court pétiole, opposées, entières, très étroites (elliptiques à linéaires), plus ou moins enroulées sur les bords, de couleur vert grisâtre en raison de leur importante pilosité. Présence de petites stipules linéaires persistantes.

FloreAlpes : Ses feuilles sont ovales et légèrement velues. Sa fleur est d’un beau jaune vif, rarement blanc-crème, les pétales sont fragiles et légèrement convexes. Généralement pas de poils étoilés face sup.
Jessica :




L’Epervière tachée ou Epervière maculée est une Astéracée vivace. On la reconnait à sa rosette de feuilles (aléatoirement) maculées de brun pourpre sur un fond vert vif. Elle produit en fin de printemps des petites fleurs en capitules jaune vif, puis des graines garnies de soies, comme les pissenlits. Contrairement à d’autres épervières, celle-ci ne colonise pas le sol par le biais de stolons.
Elle forme de larges rosettes, plus ou moins imposantes, réunissant des feuilles entières, lancéolées, presque glabres dessus, plus duveteuses dessous, bordées de longs poils soyeux et argentés.
Origine du nom : vient du grec « hierax», le faucon, car on croyait que ces oiseaux en mangeaient pour avoir une vue perçante. Une autre version énonce que l’extrémité des fleurs en languette ressemble aux ailes d’un faucon. Le latin « maculatus » signifie maculé, ponctué, taché », comme ses feuilles.
En France métropolitaine, il existerait 128 espèces du genre Hieracium et plus de 4000 espèces dans le Monde.

L’Hippocrépide à toupet ou chevelue, Hippocrépis à toupet ou chevelu est une Fabaceae.
Du grec hippos, cheval, crepis, chaussure et comosus, chevelu, feuillu (à cause du couvert des ses feuilles entremêlées).
Son fruit tortueux est formé d’articles curieusement contournés comme une succession de fers à chevaux:

FloreAlpes : se reconnaît facilement à la disposition de ses fleurs en ombelles regroupant 5 à 12 fleurs. Elles sont jaunes souvent veinées de rouge au bout d’un long pédoncule strié.
Feuilles à 4-7 paires de folioles
Elle est abondante dans nos pelouses sèches sur sol calcaire. Voir : Balade 2 semaine 43, plante 17.
N.B. : Cette plante est la seule nourriture de la chenille de l’Argus bleu-nacré. Voir Papillons de Solutré.
Confusion possible :

Saurez-vous les distinguer par leurs feuilles ?

N.B. : Voir la pilosité de la face inférieure de la feuille de Lotus corniculatus

Luzula campestris (L.) DC., 1805, Luzule champêtre. Joncacée.
Voir 4 Luzules rencontrées lors de nos sorties + Voir.
Medicago arabica Huds., 1762, Luzerne d’Arabie, Luzerne maculée, Luzerne tachetée. Fabacée.
Ses 3 folioles sont souvent marquées en leur centre d’une tache noirâtre. Ses gousses épineuses sont spiralées. Comme toutes les légumineuses, elle possède de petites boules blanches (nodosités) sur ses racines abritant des bactéries capables de fixer l’azote atmosphérique.
Pour aller plus loin:
– Identification assistée par ordinateur.
– Medicago arabica sur Tela-botanica.

Melittis melissophyllum, Mélitte à feuilles de mélisse. Lamiacée. (seule espèce du genre).
Vivace haute de 25 à 75 centimètres, velue. Grandes fleurs (35 – 45 mm) blanches et/ou roses qui apparaissent d’avril à août. Feuilles ovales gaufrées et dentelées comme sa cousine Melissa officinalis.
FloreAlpes : Fréquente le long des chemins boisés. Son surnom de «citronnelle» vient de la forte odeur de citron de ses feuilles. En infusion, la mélisse aide la digestion et calme les crampes d’estomac.
N.B. : La mélisse sauvage a de nombreuses vertus médicinales.
Muscari neglectum. Muscari à toupet (ou Leopoldia comosum) en fleur par Wikipedia :

FloreAlpes : Ce muscari est plus petit que le muscari à toupet mais se rencontre beaucoup plus souvent, et fleuri plust tôt en saison. Ses fleurs sont en grappe terminale, composée pour la majorité de fleurs stériles. Les feuilles sont très étroites, semi-cylindriques marquées d’un sillon central. Bulbe* principal assez gros et entouré de nombreux petit caïeux. A ne pas confondre avec le muscari botryoide, aux feuilles larges et plus courtes que la tige, et aux fleurs plus rondes, sensiblement aussi larges que longues.
N.B. : Jusqu’au XIXe s., bulbe était féminin quand il désignait l’oignon d’une plante (une bulbe de tulipe) et masculin quand il désignait la partie renflée d’un organe (le bulbe rachidien).
Sauvages du Poitou : si la Sauvage se coiffe avec un pétard, c’est sans doute pour augmenter ses chances d’attirer les butineurs qui trouveront finalement le précieux nectar dans ses fleurs fertiles, plus discrètes.
Muscari à toupet Muscari comosum, Asparagacées / Liliacées / Hyacinthacées.
comosum, de coma « chevelure » fait référence à la « coiffe » de fleurs stériles longuement pédiculées lui donnant un aspect de toupet caractéristique.
Le bulbe est comestible, préparé en « lampascioni sott’olio » en Italie. Recette.
L’utilisation des bulbes de Muscari comosum a une longue tradition en Grèce, au Moyen-Orient et en Méditerranée orientale;
De ce bulbe émergent une tige simple et des feuilles étroites (10 à 15 cm de long et 6 à 12 mm de large), allongées et en forme de gouttière.
IAO : Les fleurs regroupées en grappe lâche, sont de 2 types : les fleurs terminales formant une houppe au sommet de la tige sont violettes et stériles. Les autres, fertiles, sont d’abord violettes, puis deviennent progressivement brun-roussâtre vers le bas. Très serrées en début de saison, elles s’espacent par allongement de la hampe florale.

La fleur présente 6 étamines soudées à la corolle. Le pistil est surmonté d’un seul style. Le périanthe (on ne différencie pas les sépales des pétales) est en forme de tube à 6 éléments, refermé au sommet.
N.B. : Le genre Muscari (qui compte une trentaine d’espèces originaires des régions méditerranéennes, dont plusieurs sont cultivées) est formé sur « musc » à cause de l’odeur des fleurs du muscari musqué.
Voir ces 2 muscaris sur ce blog.

3 belles orchidées :
Orchis brulé (Neotineaustulata) à gauche.
Orchis homme-pendu (Orchis anthropophora) au centre.
Orchis bouc (Himantoglossum hircinum) à droite.

Neotinea ustulata, l’Orchis brulé.
Son nom de genre lui vient de la couleur à son sommet.
Plutôt petite, ses feuilles basales sont oblongues lancéolées en rosette, les suivantes engainantes et les supérieures bractéiformes. Dès que les fleurs sont fécondées, l’épi floral s’allonge et l’extérieur des fleurs devient plus clair. Sa tige émerge de tubercules ovoïdes entiers.
FloreAlpes : Sa fleur est pourpre au labelle blanc taché de points pourpres.
Orchis anthropophora, homme-pendu.
Sa fleur évoque la silhouette d’un petit bonhomme pendu, les membres étant formés par les lobes du labelle et la tête par la connivence des 3 sépales et des 2 pétales supérieurs.

N.B. : L’ancien nom de genre (Aceras) signifie que la fleur est dépourvue d’éperon.
Wikipédia : Peut s’hybrider de façon intergénérique (entre genres différents si on considère qu’il est du genre Aceras).
Himantoglossum hircinum, l’Orchis bouc. Voir sur ce site, plante n°19.
Hircinum fait référence à l’odeur de bouc forte et désagréable des fleurs. IAO.

Nocaea montana, Tabouret des montagnes. (Thlaspi montanum)
FSY : Caractéristiques : Ses rejets rampants, sa rosette basale, ses silicules cordiformes.
Microthlaspi perfoliatum, Tabouret perfolié.
Wikipédia : D’une rosette basale aux feuilles oblongues, dentées ou non, monte une hampe florale portant de petites fleurs blanches. Les feuilles caulinaires sont en forme de cœur allongé engainant la tige. Les fruits sont aussi en forme de cœur avec de larges ailes. Floraison en avril.
FloreAlpes : Ce tabouret est très courant dans les terrains arides et les cultures de l’étage montagnard. Ses fruits, les silicules, prennent la forme d’un cœur aplati et faiblement échancré. Ses fleurs sont blanches, très petites. Les feuilles caulinaires embrassent une tige ronde et presque glabre.


Ophrys aranifera, Ophrys araignée , VOIR IAO (page 7, 20 Orchidées)
Orchis morio, Anacamptis morio, Orchis bouffon.
FloreAlpes : Cet Orchis tient son nom latin de l’espagnol Morion qui désignait le casque des fantassins de la Renaissance, ses sépales formant un casque bien régulier.
Comment le reconnaître par Jessica :

Voir sur ce site quelques Orchidées de notre région ( Orchidée n°2).

La phalène emplumée, autres phalènes.
Pimpinella minor (ou Poterium sanguisorba), petite pimprenelle ou sanguisorbe :
Étymologie.
Originalité : La pimprenelle est une plante polygame : un même pied porte à la fois des fleurs unisexuées mâles, d’autres unisexuées femelles et encore d’autres hermaphrodites; de plus elle n’a pas de pétales!


La pimprenelle est entièrement comestible et riche en vitamine C. Les feuilles ont un goût de concombre caractéristique.
Elle est présente dans nos prairies permanentes sur sol sec et calcaire.

Comment sont ses feuilles?
- composées à petites folioles joliment dentées.
- un côté vert tendre (face supérieure) et un côté argenté (face inférieure).
